ÊTRE TRANSPARENT SUR L’OBJECTIF

Le contrat de ces débats peut être clarifé de façon simple : "L’idée est que votre enfant se sente mieux et réussisse mieux". L’animateur doit éviter tout jargon de l’Éducation nationale, ainsi que les sigles. Le débat doit se limiter au champ de compétence de l’École, c’est-à-dire la réussite scolaire des enfants. L’École ne peut pas régler tous les problèmes : "On peut vous accompagner sur certains points, mais on ne pourra pas répondre à tout". Il faut bien avoir conscience des limites de ce que l’on propose, et l’indiquer si besoin, tout en prévoyant des contacts possibles : "Nous pouvons vous indiquer quelle est la personne appropriée à laquelle vous adresser sur cette question."

Il faut aussi attirer l’attention des parents sur les possibilités d’entraide : une réunion collective peut redonner confance et estime de soi aux parents qui comprennent qu’ils ne sont pas seuls dans leur situation ; elle peut leur permettre d’échanger sur leurs problèmes mais aussi sur les solutions possibles. 

UN TON NI COMPASSIONNEL…

Être à l’écoute ne signife pas que les parents doivent s’engager dans un récit détaillé de leurs problèmes et de ceux de leur famille. Il faut trouver un équilibre entre la liberté de parole et le respect de la vie privée. Si les parents dévoilent trop leur intimité en public, il est nécessaire pour l’animateur de les orienter vers les personnes ressources de l’établissement.

… NI CULPABILISANT

L’animateur doit lancer des problématiques sans poser de questions qui obligeraient les parents à se justifier. Même si l’intention première de ces questions est de mieux comprendre pour mieux éclairer, ce n’est pas le rôle de ces réunions collégiales, qui ne doivent pas être des investigations.

L’animateur évitera aussi de se poser en donneur de leçons ; pour cela, il pourra privilégier des formules du type "Comment pourrait-on… ?".

Il est impératif de centrer le débat sur les solutions à trouver ensemble aux problèmes évoqués (en précisant bien que ces solutions sont rarement immédiates, qu’il faut les tenter, les améliorer ou les modifer le cas échéant).

LA RELATION DE CONFIANCE

Un élément central de la réussite scolaire repose sur la confiance que les parents ont dans l’École. Cette confiance constitue le fil rouge des plusieurs débats. Si la famille entretient un climat de suspicion envers l’École et ne porte pas un regard positif sur celle-ci, l’enfant est pris entre deux discours différents, voire contradictoires, et ses résultats risquent de s’en ressentir. Inversement, l’École doit se souvenir que ce sont les parents d’élèves qui sont légalement responsables de l’éducation de leurs enfants.