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Ma 1re année en école vétérinaire

Intégrer une ENV (école nationale vétérinaire) : un rêve qu'Océane et Gabriel, passionnés par les animaux, ont pu réaliser il y a 1 an. Ils font partie de la première promotion recrutée directement après le bac. Des cours de biologie à la pratique, retour sur leur 1re année en école, à l’ENVA, à Maisons-Alfort.

Pourquoi avoir choisi une école vétérinaire ?

Gabriel a toujours été fasciné par les insectes : "J’ai élevé des phasmes, des araignées et des mantes religieuses que je capturais." Océane, elle, était captivée par les animaux sauvages qui traversaient son jardin en bord de forêt. Elle s’est occupée de hamsters, de chats, de chiens, de lapins, de papillons… Pour les deux lycéens, qui avaient d’excellents résultats en sciences, devenir vétérinaire était une évidence. Ils candidatent en ENV (écoles nationales vétérinaires) sur Parcoursup, via la nouvelle voie d'accès post-bac. Après examen de leur dossier, puis une série d’oraux avec des vétérinaires, ils font partie des 160 bacheliers retenus sur les quelque 6 000 candidats.

Qu’est-ce qui change par rapport au lycée ?

Le programme est resserré autour de deux matières : la biologie et la physique-chimie. "On a deux enseignants qu’on voit tout le temps. On est très proches d’eux et ils répondent à nos questions à toute heure", explique Gabriel. Autre nouveauté : l'emploi du temps qui change chaque semaine, ce qui implique de consulter régulièrement un planning en ligne. Le jeudi après-midi est néanmoins systématiquement libéré pour les activités associatives, et le vendredi après-midi souvent occupé par des devoirs sur table. Enfin, les étudiants découvrent les évaluations orales en groupe, au nombre de quatre par semestre, sur le modèle des colles des classes prépa.

Quelles sont vos matières préférées ?

Les deux étudiants ont un penchant pour la biologie, où ils étudient les cellules et les molécules qui composent le vivant, ainsi que le fonctionnement des systèmes digestif, respiratoire, cardiaque, reproducteur, etc. Ce qui passionne Océane, c’est "comprendre comment marchent les organes et ce qui diffère entre les animaux." Tous deux apprécient particulièrement la pratique, l’observation de lames au microscope et les séances de dissections : "C’est plus concret et avec nos scalpels, on se sent vétérinaires !" explique-t-elle. Le gros avantage à leurs yeux : tous les enseignements ou presque sont reliés au domaine vétérinaire. La mécanique des fluides, par exemple, permet de comprendre comment s’écoule le sang.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’habituer ?

Avec 6 heures de cours en moyenne, les journées sont moins longues qu’au lycée mais beaucoup plus denses : "Si on décroche 5 minutes, le prof a déjà passé 5 diapositives !" avertit Océane. "En 4 heures de physique, on étudie ce qu’on aurait vu en 2 mois en terminale", confirme Gabriel. Conséquence : le travail personnel demandé est important. "Je reprends les cours chaque soir chez moi pour pouvoir suivre la suite", détaille Océane. Sans oublier la préparation des contrôles du vendredi. Les deux futurs vétérinaires redoublent d’efforts à l’approche des partiels de fin de semestre. "Mais on est très libres dans notre organisation, les profs ne vérifient pas toujours notre travail", explique Gabriel.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées ?

"La charge de travail : il y a beaucoup de choses à apprendre par cœur, notamment en anatomie", répond Gabriel. Vu ses bons résultats, l'étudiant a néanmoins ralenti sa cadence de travail, ce qui lui a permis de recommencer à faire du sport et voir des amis. "Avec cinq cours de 30 pages en une semaine, ce n’est pas possible de tout apprendre par cœur !" explique Océane, qui a dû accepter d’aller aux devoirs surveillés sans tout maîtriser. Les aspects plus mathématiques de certains chapitres où il y a des calculs et des formules lui ont aussi donné du fil à retordre.

Et après ?

Après cette 1re année, les élèves rejoindront le tronc commun, en 4 ans, avec les élèves entrés par d’autres voies. Puis en dernière année, ils se spécialiseront sur un type d’animaux, en fonction de leur projet et des stages réalisés. Les rencontres avec des vétérinaires cette année ont déjà fait évoluer le projet d’Océane : elle a réalisé que ceux qui exerçaient en parc animalier voyaient peu les animaux. "Comme j’aime beaucoup les reptiles et les oiseaux, je me spécialiserai peut-être sur les nouveaux animaux de compagnie." Gabriel, quant à lui, envisage de renouer avec sa passion pour les insectes en préparant un diplôme de recherche dans ce domaine (l'entomologie).

Un conseil ?

"Se mettre au travail tout de suite pour ne pas prendre de retard, car sinon, ça nous suit toute notre scolarité !" prévient Océane. Gabriel, lui, conseille de tenter sa chance par la voie post-bac : "Par rapport aux classes prépa, on gagne 1 an de formation et on évite le concours organisé en fin de prépa pour intégrer : c’est moins stressant ! Puis on est tout de suite dans l'école."

Ils sont 40 à être entrés à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort après le bac. Une petite promo où les étudiants se connaissent bien et s’entraident.

En 1re année, place aux bases théoriques, essentiellement de la physique-chimie et de la biologie. Ce matin-là, les étudiants abordent les différents domaines du vivant.

Les matinées sont consacrées aux cours magistraux. Ces enseignements théoriques se déroulent en amphithéâtre.

Passage derrière la paillasse pour les travaux pratiques : observation de lames, dissection, mesures de concentration dans un prélèvement... Certains TP sont notés.

Les mises en situation sont fréquentes, telle cette enquête vétérinaire. L’objectif : identifier la bactérie à l’origine d’une infection en cantine scolaire.

Top départ d’un quiz interactif pour réviser le cours ! Les questions s’affichent au tableau, les étudiants répondent sur leur smartphone et sont classés.

En TP, afin d’identifier un parasite, les élèves observent à la loupe ses pattes, ses antennes, ses ailes, et les comparent à la classification des espèces vue en cours.

Direction la salle de simulation médicale où les élèves s’entraînent à suturer, faire des prises de sang et des mises bas sur des animaux en plastique ou en peluche.

Crédits photos : © Solène L'Hénoret/Onisep

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