Construction aéronautique, ferroviaire et navale

Les métiers et l'emploi dans la construction aéronautique, ferroviaire et navale

Publication : 11 octobre 2021

Travailler dans la construction aéronautique, ferroviaire et navale, c'est allier passion des airs, du rail et des mers et hautes qualifications techniques en mécanique, électronique, informatique... Tour d'horizon des métiers.

Une chaîne de métiers

Qu'il s'agisse de construire un train, un bateau, un avion ou un satellite, la première étape, en recherche et développement puis en bureau d'études, consiste à dessiner les plans et à construire une maquette. Place aux dessinateurs, aérodynamiciens, ingénieurs en automatisme, en mécanique, en développement logiciel, aux techniciens en électronique...

Vient ensuite le temps des tests (soufflerie, crash test...) et des homologations, qui fait intervenir des experts qualité, techniciens ou des pilotes d'essais.

Une fois le prototype (premier exemplaire) validé et opérationnel, la fabrication en série consiste à produire et à assembler l'engin mis au point. Carlingue, locomotive, moteur, ailes, pneumatiques, coques, équipements électriques et électroniques, ou encore aménagements intérieurs sont fabriqués par des équipementiers, puis acheminés sur le site de l'assemblier, avant la livraison finale aux clients. C'est là qu'entrent en jeu les ajusteurs-monteurs, les monteurs-câbleurs, les opérateurs sur machines à commande numérique, les techniciens et responsables méthodes et production... Chacun à son maillon intervient pour que la chaîne de production fabrique pièces et engins dans les délais et les coûts impartis, en respectant les normes réglementaires et les attentes du client.

L'implication du constructeur ne s'arrête pas le jour de la livraison du matériel commandé. Ils suivent leurs produits jusqu'à la date de leur mise hors service, avec des spécialistes support clients.

Aux différentes étapes interviennent des techniciens ou ingénieurs en qualité, logistique, achats et ventes. Leur rôle est notamment de garantir la conformité des produits et des procédures, d'assurer l'approvisionnement en pièces et matériaux, d'acheter les matières premières nécessaires à la construction et de vendre produits finis ou prestations.

Tous ces métiers sont amenés à évoluer au rythme des innovations technologiques.

Des secteurs secoués

Fortement concentrée, l'industrie aéronautique est dominée par quelques grands groupes. Maîtres d’œuvres, les avionneurs conçoivent et construisent des aéronefs civils et/ou militaires. Les motoristes fabriquent des moteurs pour avions, hélicoptères et engins spatiaux.

Ce marché est complété par des équipementiers, de tailles variables, chargés de fabriquer des sous-ensembles : aérostructures (fuselage, ailes...), systèmes électroniques de vols, sièges, etc. À cela s'ajoutent des fournisseurs de pièces ou de services spécifiques (ingénierie, maintenance, contrôle qualité). Enfin, les sociétés d'intérim fournissent la main-d’œuvre aux avionneurs, motoristes et équipementiers en fonction des besoins.

Au total, plus de 350 000 personnes travaillent pour l'industrie aéronautique et spatiale (équipementiers et fournisseurs inclus), dont un tiers des effectifs en R & D (recherche et développement).

En 2020 l’impact mondial du coronavirus, remet en question des années de croissance continue du secteur aéronautique et spatial. Les compagnies aériennes, à l’arrêt, ne sont plus en mesure de commander de nouveaux appareils et retardent la prise en charge des livraisons. La croissance de l’emploi s’interrompt donc en 2020.

L'industrie aéronautique a rayé 8 000 postes de ses effectifs en 2020 et 13 354 en comptant les entreprises sous-traitantes. Elle a effectué 6 700 recrutements.

La filière maintient quand même un haut niveau d’embauches de jeunes en alternance 6 200 pour préparer la sortie de crise, mais à un niveau moindre que les années précédentes.

En 2022, la production devrait rebondir de 25 % avec l’augmentation par exemple des cadences de l’A320 qui passeront à 53 unités par mois au cours de l’année.

Pour répondre à l’impact du covid-19, le secteur de l’aéronautique fait l’objet d’un plan de relance de l’État pour investir dans la R & D en vue de développer des technologies pour construire des avions plus verts pouvant fonctionner avec plusieurs types de carburants (biocarburants, carburant alternatifs durables : biomasse ou synthétique) ou un avion décarboné à base d’hydrogène. Un plan qui prévoit aussi la modernisation de l’appareil productif des constructeurs d’avions.

La filière de la construction ferroviaire (constructeurs de matériel roulant, équipementiers, industriels de la voie et de l’infrastructure) profite d’une programmation de grands chantiers de modernisation du parc ferroviaire au niveau national (trains, métros, tramways...) et international qui a relancé des commandes. Un secteur qui recrute des personnels qualifiés : ingénieurs et cadres techniques.

Renouvellement des flottes, nouvelles réglementations : sur le marché mondial de la construction navale, les carnets de commandes sont pleins. Les quelque 42 000 salariés des chantiers de construction français œuvrent sur des navires à forte valeur ajoutée : paquebots, transbordeurs à passagers, méthaniers... Le nombre de postes de cadres pour les métiers de la R & D, de la conception comme celui des techniciens en production, en maintenance devait évoluer à la hausse. Mais ce secteur n’est pas épargné par la crise due au Covid-19.

À lire aussi

Sur le web

Associations professionnelles

  • GIFAS (Groupement des Industries françaises aéronautiques et spatiales)
  • GICAN (Groupement des Industries de Construction et Activités navales)
  • FIF (Fédération des Industries ferroviaires)

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